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Leonard Cohen: An ace poem from a photographer, an ace photo & a what was that Quebecois song?

- December 12th, 2012

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Leonard Cohen performs Tuesday Dec 11. 2012 at Budweiser Gardens London, Ont.
MIKE HENSEN/The London Free Press/QMI AGENCY

Leonard Cohen big screen 2012

Leonard Cohen on the big screen late in Tuesday’s epic Budweiser Gardens concert, taken with trusty BlackBerry & betrayed by JBNBlog’s shaky hand . . . though someone may have jostled me.

Everybody seems to agree Leonard Cohen was pretty epic even for Leonard Cohen on Tuesday night.

Anybody know the name & other details of the 1968 Quebecois song Cohen sang in the second half. JBNBlog has drawn a blank.

Among the finest responses is this poem from former LFP colleague Susan Bradnam, a visual and verbal ace. Also love LFP colleague Mike Hensen’s photos from v. early in the 180 minute plus show. Yep. Epic.

Here is Susan’s poem . . . thanks for sharing, Susan.

Golden Strains Silver Strands

Last night I saw a beast with a jeweled tongue writhing in a trap.
He struggled, cried out, seducing me with his deep melodic voice 
Laughing at himself, then falling to his knees like a small boy in an aging frame,
Hat in hand, humbled by the music all around him
He sang the stories of his life, my life, all life. 
He sang with the angels that surrounded him
Until he was spent
Then he skipped away.

Susan Bradnam

Categories: Entertainment

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2 comments

  1. Joe says:

    It was called “La Manic” by Georges Dor.

  2. james.reaney says:

    Thanks, Joe . . . Judith Rodger, a Leonard Cohen fan since the 1950 in Montreal, also identified La Manic for me & I was just about to put in a post thanking her for it. The celeb judges are happy to share the prizes in online and offline categories. Here is some background on La Manic, including its sales of 150,000 as a 45, courtesy of http://www.chansonduquebec.com

    Durant toute la décennie 1960, une effervescence peu commune secoue les boîtes à chansons. Parmi cette deuxième vague des chansonniers on retrouve Pierre Calvé, Claude Gauthier, Pierre Létourneau et, bien sûr, Georges Dor. LA COMPLAINTE DE LA MANIC (ou LA MANIC) est enregistrée en 1966, sur un premier album aux arrangements musicaux de François Cousineau. LA MANIC obtient un succès de 150,000 copies vendues en 45 tours, à la grande surprise de son auteur. En mai 1968, LA MANIC mérite à Georges Dor le prix Félix-Leclerc: remarquons que comme Félix, Georges Dor s’est d’abord imposé comme écrivain avant de lancer ses chansons. On pourrait décrire LA MANIC comme une fusion originale de la chanson d’amour et de la chanson de chantier, qui rabat le profil du Guerrier au profit de l’Amoureux.
    texte de Danielle Tremblay

    Si tu savais comme on s’ennuie à la Manic
    Tu m’écrirais bien plus souvent à la Manicouagan
    Parfois je pense à toi si fort
    Je récrée ton âme et ton corps
    Je te regarde et m’émerveille
    Je me prolonge en toi
    Comme le fleuve dans la mer
    Et la fleur dans l’abeille

    Que deviennent quand j’suis pas là mon bel amour
    Ton front doux comme fine soie et tes yeux de velours
    Te tournes-tu vers la côte nord
    Pour voir un peu pour voir encore
    Ma main qui te fait signe d’attendre
    Soir et matin je tends les bras
    Je te rejoins où que tu sois
    Et je te garde

    Dis-moi c’qui s’passe à Trois-Rivières et à Québec
    Là où la vie a tant à faire et tout c’qu’on fait avec
    Dis-moi c’qui s’passe à Montréal
    Dans les rues sales et transversales
    Où tu es toujours la plus belle
    Car la laideur ne t’atteint pas
    Toi que j’aimerai jusqu’au trépas
    Mon éternelle

    Nous autres on fait les fanfarons à coeur de jour
    Mais on est tous de bons larrons cloués à leurs amours
    Y’en a qui jouent de la guitare
    D’autres qui jouent d’l'accordéon
    Pour passer l’temps quand y’est trop long
    Mais moi je joue de mes amours
    Et je danse en disant ton nom
    Tellement je t’aime

    Si tu savais comme on s’ennuie à la Manic
    Tu m’écrirais bien plus souvent à la Manicouagan
    Si t’as pas grand chose à me dire
    Écris cent fois les mots «Je t’aime»
    Ça fera le plus beau des poèmes
    Je le lirai cent fois
    Cent fois cent fois c’est pas beaucoup
    Pour ceux qui s’aiment

    Si tu savais comme on s’ennuie
    À la Manic
    Tu m’écrirais bien plus souvent
    À la Manicouagan

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